Être à la hauteur de la responsabilité maritime française
Ce que prévoit L’Avenir en commun, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon pour 2027, dans le chapitre « Entrer en mer sans saccage ».
Le texte de la section
Avec le deuxième territoire marin du monde, la France est une puissance maritime qui s’ignore. La mer est pourtant une source formidable d’activité et d’emploi dans la bifurcation écologique qu’exige notre époque. Mais les technologies marines sont délaissées par les pouvoirs publics. Pour la France pourtant, le futur a le goût de la mer.
Mesure clé
Déployer l’éolien en mer, posé et flottant, pour atteindre au moins 45 gigawatts de puissance installée en 2050, ainsi que les énergies marines renouvelables (EMR), comme l’hydrolien ou l’énergie de la houle, dans le cadre du plan de bifurcation énergétique
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Tenir le cap de la planification maritime intégrée pour concilier production d’énergie, exigences des usagers de la mer et protection de la biodiversité
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Renforcer la maîtrise publique des acteurs stratégiques de l’éolien maritime, si nécessaire par des nationalisations, par exemple des activités de GE Vernova (ex-Alstom)
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Investir plus fortement l’Organisation maritime internationale (OMI) pour soutenir l’objectif de neutralité carbone du transport maritime en 2050 et l’amélioration des conditions sociales des marins à l’échelle internationale
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Mettre en place un plan de décarbonation de la marine marchande, faire de la France le leader du développement de la propulsion vélique et des propulsions moins polluantes
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Défendre les emplois de marins contre la concurrence déloyale, le dumping social et la Commission européenne (remorquage portuaire, construction et entretien des parcs éoliens maritimes, transports de passagers dans la Manche, la Méditerranée ou entre la Corse et le continent, etc.)
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Réformer le système de taxation des armateurs, y compris la taxe au tonnage, pour mettre fin aux abus ; privilégier le pavillon français et l’investissement écologique
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Relancer les ports français et moderniser les infrastructures portuaires dans une logique multimodale mer-rail-fluvial d’électrification, de décarbonation et de soutien aux énergies renouvelables ; favoriser le débarquement des marchandises de transit européen dans les ports français de Marseille et du Havre
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Refuser le grand projet « canal Seine-Nord » tourné vers les ports du nord de l’Europe, et lui préférer le développement du port du Havre
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Soutenir la construction de navires publics et d’intérêt public (scientifique, services publics, militaire et d’approvisionnement stratégique) dans les chantiers navals français
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Poursuivre la cartographie détaillée de l’espace maritime français, en collaboration avec le service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM), ainsi que le travail de reconnaissance internationale à travers le programme français d’extension du plateau continental
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Mettre les moyens français comme la Marine nationale au service de l’application du droit international de la mer et du nouveau traité sur la haute mer
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Augmenter en conséquence les moyens de surveillance, de protection et de sécurisation effective de notre domaine maritime, de son écosystème et de ses axes stratégiques
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Redevenir une puissance polaire : augmenter les moyens de la recherche française dans les régions polaires, faire aboutir la reconstruction des stations de recherche en Antarctique et la construction d’un brise-glace en soutien à la recherche océanographique
Texte repris tel que publié sur melenchon2027.fr.