Santé mentale : rompre avec la logique néolibérale
Ce que prévoit L’Avenir en commun, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon pour 2027, dans le chapitre « Faire de la santé un enjeu global ».
Le texte de la section
La France est le premier pays d’Europe touché par la dépression, le nombre de jeunes pensant au suicide a doublé en dix ans et une personne âgée sur trois vivant dans une maison de retraite est en détresse psychologique. À mesure que la santé mentale des Français se détériore, la psychiatrie publique continue de se déliter tandis que la privatisation du secteur progresse. Aujourd’hui, les difficultés d’accès restent massives et la prévention sous-financée. Il y a urgence à restaurer le service public de la psychiatrie en renforçant les moyens financiers et humains qui lui sont dédiés. Le bien-être mental ne doit plus être un tabou, mais un objectif collectif.
Mesure clé
Renforcer le maillage territorial et les moyens des centres médico-psychologiques et des centres médico-psycho-pédagogiques
- 1
Réouvrir des lits de psychiatrie publics
- 2
Élargir le conventionnement de psychologues par la Sécurité sociale, au-delà de 12 séances par an et avec un remboursement à 100 %
- 3
Augmenter le nombre de places en faculté de médecine dans la filière « psy » et créer des formations délocalisées d’infirmières en pratique avancée et/ou spécialisées en psychiatrie
- 4
Donner les moyens aux professionnels de santé d’aller vers l’abolition de la contention et de la mise à l’isolement, pratiques attentatoires à la dignité humaine, et les remplacer par d’autres pratiques thérapeutiques fondées sur le respect de la personne
- 5
Renforcer la prise en charge par l’Assurance maladie des séances de psychothérapie
- 6
Lancer un plan national de prévention et de prise en charge des troubles des conduites alimentaires
Texte repris tel que publié sur melenchon2027.fr.