Souveraineté alimentaire et révolution agricole : pour une agriculture écologique et paysanne
Ce que prévoit L’Avenir en commun, le programme porté par Jean-Luc Mélenchon pour 2027, dans le chapitre « Les grands chantiers de la bifurcation écologique ».
Le texte de la section
La France n’est plus souveraine sur sa production alimentaire. Pour la première fois depuis très longtemps, elle est même en déficit agricole. La faute à un modèle promu par des choix politiques dictés par la seule recherche du profit. L’agrobusiness met à mal notre capacité à nous nourrir, détruit les écosystèmes et constitue un problème de santé publique. Les maux sont connus : pesticides, gigantisme agricole, soumission aux marchés financiers, destruction de l’emploi et des fermes. Il est temps d’engager la bifurcation agroécologique. Elle seule pourra permettre à la population de se nourrir et aux paysans de vivre dignement de leur travail.
Mesure clé
Instaurer une agriculture relocalisée, diversifiée et écologique et créer 500 000 emplois agricoles
- 1
Garantir des prix rémunérateurs aux producteurs en instaurant des prix planchers pour les agriculteurs, et créer une caisse de défaisance pour reprendre les dettes agricoles des exploitants qui se sont convertis au 100 % bio
- 2
Garantir aux agricultrices et agriculteurs le droit à une retraite digne en engageant une réforme du système de protection sociale agricole
- 3
Refondre la politique agricole commune () : orienter les aides publiques agricoles pour favoriser la production écologiquement soutenable, l’intensité en main-d’œuvre des exploitations et le développement des protéines végétales
- 4
Conduire une réforme agraire pour encourager la création de nouvelles exploitations à taille humaine en renforçant les possibilités de préemption des terres en faveur de l’installation des nouveaux paysans
- 5
Mettre en place un plan de protection généralisée du foncier agricole, forestier et naturel en vue de mettre en œuvre le « zéro artificialisation nette » (ZAN) des sols dans l’Hexagone
- 6
Instaurer un protectionnisme écologique pour tenir compte des conditions de production : appliquer la « clause de sauvegarde » pour interdire l’importation de produits contrevenant aux normes sanitaires ou environnementales nationales, tout en fixant un prix minimum d’entrée pour lutter contre la concurrence déloyale
- 7
Plafonner le prix des produits alimentaires en fixant des coefficients multiplicateurs et en encadrant les marges des industries agroalimentaires et de la grande distribution
- 8
Développer les circuits courts pour réduire le transport des marchandises et le suremballage
- 9
Protéger nos produits du terroir de la concurrence internationale en sanctuarisant les moyens d’action de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO), qui délivre l’appellation d’origine protégée (AOP) et l’indication géographique protégée (IGP)
Texte repris tel que publié sur melenchon2027.fr.
Les sigles de cette section
- PAC
- Politique agricole commune (UE).
Tous les termes, sigles et textes de loi : lexique.
Le chapitre « Les grands chantiers de la bifurcation écologique »
- Planifier l’adaptation au changement climatique
- Le droit à l’eau dans les Outre-mer
- Développer les transports publics écologiques, repenser la mobilité individuelle
- Organiser le 100 % d’énergies renouvelables
- Réussir la rénovation énergétique
- Rompre avec la maltraitance animale
- Consommer autrement, organiser une France « zéro déchet »